L'échappée rakugo

Si on allait au yose ?

(Retrouvez l’intégralité de ce texte et ses illustrations
dans le volume 1 de Le Rakugo, à la vie, à la mort)

Ouverts pratiquement tous les jours, on peut écouter du rakugo et voir toutes sortes de prestations dans les yose.
En 2011, on en comptait 4 officiels à Tokyo. Il y en a aussi dans le Kansai et à Nagoya. Dans le manga, vous trouverez le « Uchiku.tei », un yose imaginaire inspirée, dans sa forme, des okiya, les maisons de geisha.
Certains yose acceptent que vous mangiez ou buviez pendant le spectacle. Vous trouverez d’ailleurs de quoi vous restaurer à l’intérieur du théâtre.

Iromono (« les choses de couleur »)
Ce sont les numéros entre les conteurs de rakugo. Ils sont extrêmement divertissants et parfois vous apprenez des choses. Comme leur nom l’indique, il y a beaucoup de couleurs, c’est très agréable à regarder. Ce peut être de la magie, du manzai, du daikagura (jonglage traditionnel), du kami-kiri (art du papier découpé)…

Neta chô (le registre des histoires)
Les zenza y notent le nom des conteurs et le titre des histoires déjà jouées. Les conteurs suivants, avant de monter sur scène, le feuillettent et peuvent ainsi choisir une autre histoire à interpréter. Ce registre ne quitte jamais les loges

Certains rakugoka invitent le public à « laisser sa retenue à l’entrée ».
D’autres précisent que les yosé sont « des lieux réservés à ceux qui sont capables d’apprécier les performances des zenza qui sont en cours de formation » ou encore « des lieux où des personnes assez stupides pour se payer une bonne tranche de rire trouvent sur scène des personnes encore plus stupides qu’eux ».
Le yose peut devenir une véritable drogue : plus vous y allez, plus vous avez envie d’y aller.
Si vous suivez la carrière d’un conteur ou d’un artiste iromono en particulier, vous finirez par connaître de plus en plus d’histoires et vous serez devenu incollable sur la vie et les mœurs du petit peuple d’Edo : ça y est, vous êtes accroc !
Vous saurez tout sur cette époque (ainsi que des détails qui ne servent à rien, d’ailleurs). Par exemple, la façon de tenir correctement un kiseru (pipe japonaise) ; des expressions coquines ; la façon correcte de porter le kimono ; l’origine des poèmes dodoitsu ; des expressions pratiques.

On vous attend au yose !

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